Après son coup de gueule sur la manière dont le gouvernement mettait en oeuvre les engagements vis à vis des OGM, Nathalie Kosciusko-Morizet se trouve gratifiée d'un soutien franc et massif par 78% des français. C'est un joli pied de nez à ceux qui font de la politique une mise en scène d'une volonté monolithique. Bien plus que ça : malgré sa cote sondagière élevée, Papa Fillon qui a sévi et puni la ministre trop franche, se trouve désavoué par 74% des sondés.
Alors ? Faut-il y voir une marque supplémentaire de la perte d'autorité et de respect civique du politique ? Ou bien un explicite ras-le-bol des citoyens à l'encontre de la "politique à l'ancienne" ?
L'attitude "tous unis derrière le discours officiel... pour que rien ne se passe..." génère son overdose civique. Le public n'en peut plus de cette manière de faire. Oui au devoir de réserve bien sûr, la solidarité gouvernementale reste indispensable pour faire avancer le schmilblic. Mais à l'ère de l'hyper-communication instantanée, halte (enfin), aux palabres sans suite et à l'anesthésie médiatique.
NKM a raison. En l'occurrence, près de 80% des français considère le droit de s'insurger en politique, même contre ses collègues ou patrons, comme un devoir professionnel. C'est assez nouveau.
Avec sa punition (pour la forme), elle aurait dû recevoir en même temps des félicitations pour son courage sur le fond.
N'est-ce pas cet équilibre entre le fond ET la forme qui permettra à la politique de retrouver crédibilité et engouement ? Depuis le temps qu'on nous dit que la femme est l'avenir de l'homme... On y arrive.
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